La crise des hydrocarbures pourrait-elle s’éteindre dans les prochains jours ? C’est ce que fait espérer la dernière décision en date de Téhéran. Mardi, l’Iran a affirmé que les «navires non-hostiles» peuvent désormais emprunter le détroit d’Ormuz et «bénéficier d’un passage sûr (...) en coordination avec les autorités compétentes», selon Le Parisien. Pour rappel, ce détroit était presque entièrement fermé depuis les frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février dernier. Ces attaques ont déclenché le conflit, qui a lui-même entraîné une flambée des prix des hydrocarbures.

Toutefois, cette annonce est conditionnée au fait que les navires en question ne participent pas à des attaques contre l’Iran, ni ne les soutiennent. Il faut aussi que les bateaux acceptent de suivre les règles de sûreté imposées dans le détroit, selon le communiqué envoyé à l’Organisation maritime internationale (OMI). Malgré ces conditions, cette annonce marque une inflexion de Téhéran.

Une ouverture du détroit encadrée

Le communiqué, daté de dimanche 22 mars, provient du ministère des Affaires étrangères iranien. Dans ce texte, l’Iran accuse ouvertement les États-Unis et Israël d’être responsables de «toute perturbation, insécurité ou montée en flèche des risques dans cette voie maritime cruciale», en ayant mené «une guerre illégale et déstabilisatrice contre l’Iran».

L’État iranien affirme aussi que les navires de ces deux pays ne peuvent aujourd’hui prétendre à un passage sûr dans le détroit d’Ormuz. De son côté, l’OMI a relayé l’information à ses États membres, ainsi qu’aux acteurs du secteur.