
L’Iran hausse le ton. Plus de trois semaines après le début des bombardements israélo-américains sur l’Iran le 28 février dernier, Téhéran a menacé d’une nouvelle escalade dans le conflit. Alors que le détroit d’Ormuz reste paralysé depuis la décision du régime iranien de bloquer le passage de tous les navires - entraînant par la même occasion une flambée des prix des hydrocarbures -, un autre détroit stratégique pourrait connaître le même sort.
Bien décidé à ne pas se laisser faire face aux menaces du président américain de «déchaîner l’enfer», l’Iran a menacé d’ouvrir un nouveau front dans le détroit de Bab el-Mandeb, rapporte le site 20 Minutes. Passage clé pour le trafic maritime mondial, ce dernier relie la mer Rouge au golfe d’Aden. «Le détroit de Bab el-Mandeb compte parmi les détroits les plus stratégiques du monde, et l’Iran possède à la fois la volonté et la capacité de générer une menace parfaitement crédible à son encontre», a fait savoir une source militaire auprès de l’agence Tasnim.
L’Iran répond aux menaces de Donald Trump
Alors que Donald Trump a annoncé le 13 mars dernier avoir entièrement détruit les sites militaires situés sur l’île de Kharg afin de mettre la pression sur Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, l’Iran, de son côté, est prêt à contre-attaquer. Ce même responsable iranien a en effet expliqué que dans le cas où «l’ennemi» tente «une action terrestre sur les îles iraniennes ou n’importe où ailleurs sur notre territoire» alors «nous ouvrirons d’autres fronts en guise de ‘’surprise’’».
Il faut dire que la situation au Moyen-Orient reste chaotique. Si les initiatives diplomatiques cessent de se multiplier ces derniers jours pour tenter de trouver une sortie à cette guerre, les médias d’État iraniens ont fait savoir que Téhéran avait décidé de rejeter un plan américain élaboré dans cette optique. Une décision qui a suscité l’ire de la Maison-Blanche. «Si l’Iran refuse d’accepter la réalité actuelle, s’ils ne comprennent pas qu’ils ont été vaincus militairement […], le président Trump s’assurera qu’ils soient frappés de manière plus dure qu’ils ne l’ont jamais été», a fait savoir sa porte-parole, Karoline Leavitt.



















