
Le Danemark a pris très au sérieux les menaces de Donald Trump ces derniers mois. Au mois de janvier, au plus fort des tensions avec les Etats-Unis autour du Groenland, le pays nordique s'est préparé, en coordination avec ses alliés, à répondre à une invasion de son territoire autonome, affirme ce jeudi 19 mars la radio-télévision publique danoise, DR. Elle a consulté l'ordre d'opération du 13 janvier 2026 qui sert de base au déploiement des forces danoises.
Il décrit une opération organisant la défense du Groenland, définie juste après l'opération américaine au Venezuela. «Quand Trump dit tout le temps qu'il veut racheter le Groenland, et qu'ensuite il s'est passé ce qui s'est passé au Venezuela, nous avons été obligés de prendre tous les scénarios au sérieux», a déclaré une anonyme au sein de la défense danoise à DR, ajoutant que le Danemark considérait que «l'appareil officiel des États-Unis ne fonctionne plus comme d'habitude».
Des militaires avec des poches de sang et explosifs
Sous couvert de l'exercice «Arctic Endurance» entre alliés de l'OTAN, un régiment et des forces spéciales danoises, des chasseurs alpins français et des soldats allemands et suédois notamment avaient été envoyés au Groenland. Ce n'était pas un exercice mais du sérieux, a affirmé à DR une autre source anonyme. «Il n'y avait aucune ambiguïté possible», a-t-il dit. Pour preuve, les militaires avaient embarqué poches de sang et explosifs.
Ni le gouvernement et la défense danoise ni le gouvernement groenlandais n'ont commenté ces informations. Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump avait annoncé le 21 janvier à Davos «le cadre d'un futur accord» sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires. Dans la foulée, l'OTAN s'est mobilisée pour lancer une mission pour renforcer la sécurité dans l'Arctique à laquelle participent à la fois le Danemark et les Etats-Unis.


















