Ni greenwashing, ni décroissance. Pour mettre en place une économie décarbonée, Nicolas Hazard prône des solutions concrètes. Dans son dernier ouvrage, Happy End, il met en lumière une trentaine d’initiatives d’entrepreneurs français et répond à une série de questions sur le transport en avion, l’emploi ou encore les réfugiés climatiques. Un discours optimiste et encourageant, qui incite à l’action.

Vous évoquez le “droit naturel à l’abondance”, théorisé par Jean Baudrillard comme une croyance fondamentale de la société de consommation. Ce droit est-il obsolète ou n’a-t-il jamais existé ?

Nicolas Hazard : Selon moi, il n’a jamais existé ! Nous avons vécu jusqu’ici en ayant l’impression d’une abondance. On pensait pouvoir se servir de manière illimitée, sans contrepartie. Maintenant que la facture arrive, on se rend compte qu’il faut payer. C’est comme si, au restaurant, vous commandiez sans restriction, et étiez surpris par l’addition à la fin du repas ! Au niveau économique et environnemental, c’est l’heure de l’addition. Les ressources de la nature ne sont ni gratuites ni illimitées. Il est temps de la laisser respirer et souffler.

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