«Nous pouvons confirmer qu'il y a eu ‘brouillage GPS’», a déclaré, lundi 1ᵉʳ septembre, une porte-parole de la cheffe de l'exécutif européen, Arianna Podesta, à propos du voyage effectué par Ursula von der Leyen en Bulgarie. «Les autorités bulgares nous ont informés qu'elles soupçonnaient que cela était dû à une ingérence flagrante de la Russie», a-t-elle ajouté.

L’avion dans lequel Ursula von der Leyen voyageait a atterri «sans difficulté» en Bulgarie, mais le scénario aurait pu virer au drame. En effet, «lors de l'approche pour l'atterrissage à l'aéroport de Plovdiv, le signal GPS a disparu», a expliqué le gouvernement bulgare. «Afin d'assurer la sécurité du vol, les services de contrôle aérien ont immédiatement proposé une approche alternative pour l'atterrissage à l'aide de moyens de navigation terrestres», a-t-il ajouté.

Un type d’incident récurrent ?

En plein conflit en Ukraine, pays frontalier à la Bulgarie, les soupçons autour de cet acte se portent vers la Russie. «Nous sommes bien sûr conscients, et habitués d'une certaine manière, aux menaces et intimidations qui font partie intégrante du comportement hostile de la Russie», a d’ailleurs estimé Arianna Podesta. Mais cela ne sera pas une première… l’exécutif européen affirmant que ce type d'incident était récurrent en Europe de l'Est.

La semaine dernière, des bureaux de l'Union européenne à Kiev avaient été endommagés par des frappes russes. La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas avait annoncé convoquer l'ambassadeur russe dans la foulée.