
Vers un nouveau contrat avec l’Inde pour l’acquisition de Rafale ? Alors que, pour la première fois, un avion Rafale a été perdu en mission de combat dans la nuit du 6 au 7 mai dernier lors de l’opération Sindoor, l’Inde serait très intéressée par l’acquisition de 114 exemplaires du Rafale F4. Selon le site Avions légendaires, cette vente pourrait intervenir dans le cadre du programme Multi-Role Fighter Aircraft (MRFA) qui doit permettre le remplacement des Mikoyan MiG-29B/UPG Fulcrum et des SEPECAT Jaguar IS/IB, des appareils d’origines soviétiques et franco-britanniques. Considéré comme l’un des plus importants appels d’offres militaires en cours, l’objectif affiché par l’Inde avec l’acquisition de 114 avions de chasse multirôles vise à renforcer ses capacités opérationnelles pour faire face aux tensions persistantes, notamment avec la Chine et le Pakistan.
Alors que le contrat, estimé à plus de 18 milliards de dollars selon le site Avion de chasse, a attiré l’attention des grands constructeurs internationaux, ce serait bel et bien Dassault Aviation qui tiendrait la corde. Au grand dam de Boeing et son F-15EX Eagle II, de Lockheed Martin et son F-21A Piper, de Saab et son JAS 39E/F Gripen et de Sukhoi et son Su-57E Felon-B.
Deux points de blocage
Si un accord franco-indien serait bien dans les tuyaux sous la forme G2G, c’est-à-dire de gouvernement à gouvernement, entre d’un côté le Premier ministre indien Narendra Modi et de l’autre le président français Emmanuel Macron, reste que deux points de blocage demeurent pour la signature du contrat. Le premier réside dans le fait que les Indiens ne signent rien tant que toutes les clauses et les alinéas du contrat n’ont pas été ratifiés. Le récent contrat conclu entre Dassault Aviation et l’Indian Navy pour 26 appareils en est d’ailleurs la preuve, puisqu’il a fallu attendre plus d’un an et demi entre son annonce et sa signature.
Quant au deuxième blocage, celui-ci concerne le code source du Rafale. Alors que ce dernier pourrait permettre aux Indiens d’intégrer à leurs futurs appareils et aux actuels des armements de conception qui leur sont propres, Dassault Aviation et ses principaux partenaires, à savoir Safran, Thales et MBDA, ne seraient pour l’heure pas d’accord pour voir leurs capacités modifiées au profit des industries de défense indienne. En effet, si New Delhi n’envisage pas de se séparer des armes d’origine du Rafale (missiles air-air Meteor et Mica, missiles de croisière SCALP-EG, munitions guidées AASM), reste que les Indiens auraient pour projet d’intégrer à leurs avions de chasse les missiles air-air Astra et air-sol Rudram, de même que la bombe à guidage laser Sudarshan.


















