"C’est un lieu qui n’existe pas, alors on a décidé de le construire" Sur les hauteurs d’Aix-en-Provence, dans une pinède avec vue sur la montagne Sainte-Victoire, Thecamp a placardé à l’entrée de son site ses hautes ambitions. En poussant un peu plus avant, le visiteur découvre un édifice futuriste, composé de compartiments vitrés placés sous une canopée. Il est flanqué d’une autre construction de deux étages, plus sobre, avec une façade en bois. Mais, en ce début mars, cette cité du futur de 7 hectares est plongée dans un profond silence et ses parkings sont vides. "En ce moment, il y a juste une poignée de pensionnaires ici, explique-t-on au poste de garde. Pour le reste tout est fermé."

Et dire que ce drôle d’endroit, que l’on disait "unique au monde", avait été inauguré, en septembre 2017, devant la crème du personnel politique méridional ! "C’était un concept exceptionnel, consacré aux enjeux fondamentaux de notre société, aux technologies innovantes, aux nouveaux usages et aux innovations", se souvient, lyrique, Renaud Muselier, président (LR) du conseil régional. Malheureusement, cette sorte de Villa Médicis de la tech ressemble quatre ans après à une coquille vide. Et à un joli gaspillage, avec déjà 80 millions d’euros consommés.

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