Luiza Rozova, c’est ainsi qu’elle se fait appeler sur les réseaux sociaux. Cette jeune femme de 22 ans serait la fille cachée de Vladimir Poutine, d’après plusieurs enquêtes de médias russes et ukrainiens, relayées par Franceinfo. Celle-ci travaille à Paris dans une galerie d'art qui expose des œuvres d'artistes russes et ukrainiens anti-guerre. En effet, elle aurait été aperçue au cours d’un vernissage la semaine dernière.

Cela fait plusieurs années que Luiza Rozova vit dans la capitale française puisqu’elle a étudié dans une école d’arts située tout près des Champs-Elysées. Si la jeune femme n'a jamais démenti ou confirmé son lien de parenté avec Vladimir Poutine, Moscou, quant à lui, l’a déjà contesté. La mère de Luiza Rozova est devenue l'une des femmes les plus riches de Russie après avoir fait la rencontre du chef de l'Etat russe il y a une vingtaine d’années.

Elle travaille sous une autre identité

Alexandre Vichnevsky, le fondateur de la galerie d’art, a confirmé avoir embauché la femme de 22 ans. «Nous confirmons. Elle est alternante depuis le mois d'octobre. C'est un travail technique : elle rassemble les informations, publie le catalogue, retravaille les biographies et les descriptions des expositions», a-t-il précisé. On attribue ainsi à Luiza Rozova certaines positions contre la guerre en Ukraine sur les réseaux sociaux. «Nous avons une programmation hétéroclite, avec une grande part d'artistes contestataires, anti-guerre, en provenance de Russie, d'Ukraine ou d'autres pays de l’ex-URSS», avoue Alexandre Vichnevsky.

Pour se protéger, celle qui est née en 2003 à Saint-Pétersbourg sous le nom d’Elisaveta Krivonogikh vit et travaille sous une autre identité en France, explique La Dépêche. Sur son compte Instagram créé en 2018, le nom a été changé près de six fois et il n’est plus alimenté depuis deux ans, date qui coïncide avec le début du conflit en Ukraine. Elle avait notamment partagé un post «No War».