Le Rafale va-t-il se retrouver dans le ciel ukrainien ? Si rien n’a encore été confirmé par Paris, le président ukrainien a laissé entendre qu’il était entré en négociations pour l’achat de Rafale, indique Paris Match. Devant la presse le 27 octobre, Volodymyr Zelensky a indiqué «mener trois discussions parallèles avec les Suédois, les Français et les Américains», a rapporté l’agence Ukrinform. Il envisagerait ainsi trois modèles pour constituer ou moderniser sa flotte d’avions, à savoir le F-16 Falcon de Lockheed Martin, le Gripen suédois de Saab et donc le Rafale français de Dassault.

Au total, Volodymyr Zelensky souhaiterait une flotte de 250 avions, mais privilégierait dans un premier temps le Gripen de Saab, notamment parce qu’il est moins onéreux. Selon nos confrères, un accord de principe aurait d’ailleurs été signé avec Stockholm cette semaine. Il porte sur 150 appareils Saab JAS-39 E. «Sa maintenance est la moins coûteuse, car elle nécessite un nombre réduit de techniciens», a mis en avant le dirigeant ukrainien, précisant que «pour un pilote expérimenté, la formation ne dure pas un an et demi, comme avec le F-16, par exemple, mais six mois» et «il peut aussi décoller et atterrir sur des pistes sommairement aménagées».

Vers une commande de 15 Rafale ?

Le Gripen pourrait enfin embarquer les armes dont dispose déjà l’Ukraine. Selon les informations du Financial Times, le constructeur suédois pourrait même ouvrir une usine en Ukraine, avec «une capacité pour au moins l’assemblage final et les tests, voire peut-être la production de pièces» et même si cela «n’est pas si facile en temps de guerre». Quid des F-16 et des Rafale ?

Si la France n’a rien confirmé, Volodymyr Zelensky assure que l’Ukraine «négocie activement avec la France sur une éventuelle acquisition d’avions de combat Dassault Rafale». Selon le site Zone Militaire, avec la possible commande de 150 Gripen E/F et les 85 F-16 promis par les Etats-Unis, il pourrait rester une quinzaine de Rafale à acquérir.

Le 24 octobre dernier, lors d’une visioconférence, Emmanuel Macron a tout juste confirmé que la France allait «livrer dans les prochains jours des missiles Aster (30) additionnels, de nouveaux programmes de formation et de nouveaux Mirage». Et si l’idée de déposséder l’Armée de l’Air de Rafale a pu être évoquée l’an passé, ce sont bien des Mirage qui vont être cédés pour l’instant. Reste aussi à savoir si l’Ukraine peut trouver des financements.