
Donald Trump n’a pas encore décidé s’il entrait en guerre contre l’Iran. Mais à ce stade, il soutient Israël qui réclame, en retour, de l’aide pour détruire les sites nucléaires iraniens. Toutefois, pour détruire les sites de Natanz et de Fordo dans le centre du pays, il faut du matériel lourd, relate BFMTV. Israël les a déjà ciblés, mais l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé qu’«aucun dommage n’avait été constaté» à ce stade. Selon l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis, seule une arme pourrait détruire ces sites : la GBU-57.
La GBU-57, pour Guided Bomb Unit, est une bombe anti-bunker, rappellent nos confrères. A ce jour, un seul pays détient cette bombe dans sa nouvelle version. «Pour que Fordo soit détruite par une bombe lancée du ciel, le seul pays au monde à posséder cette bombe, ce sont les États-Unis», a plaidé Yechiel Leiter sur une chaîne de télévision américaine. L’ambassadeur a mis la pression sur les Américains pour l’utiliser et donc «poursuivre dans cette voie».
Une charge explosive de 2,4 tonnes
Livrée en 2011, la nouvelle GBU-57 Massive Ordnance Penetrator (MOP) est six fois plus lourde que l’ancienne version. Elle a par exemple été utilisée en octobre 2024 sur des sites de stockage souterrains houthis au Yémen. Développée pour la première fois lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment pour atteindre les bases sous-marines allemandes, la bombe GBU est possédée par de nombreux pays. Israël en a d’ailleurs, mais pas la version la plus lourde.
Pourquoi est-elle si recherchée ? A cause de son poids déjà : 13,6 tonnes. Mesurant plus de six mètres, elle dispose également d’une charge explosive de 2,4 tonnes. Elle peut également être guidée grâce à un système GPS. Toutefois, pour la larguer, il faut des bombardiers B-2 et B-52 de l'armée de l'air américaine. «C'est comme si on larguait un minibus qui va descendre à la verticale, guidée par GPS et va pénétrer profondément dans le sous-sol, à plusieurs dizaines de mètres», détaille auprès de BFMTV le général Jérôme Pellistrandi.
Israël laisse entendre que la bombe pourrait détruire les sites nucléaires iraniens. Mais est-ce vraiment le cas ? CNN, qui a interrogé un think tank spécialisé, indique que la GBU-57 peut atteindre des cibles à 61 mètres de profondeur. Mais en réalité, très peu de personnes connaissent les détails précis sur les sites iraniens. Le rapport du think tank évoque la probable nécessité de plusieurs frappes «répétées». Mais rien n’indique, non plus, que cela suffirait…



















