L’Onaf, que vous dirigez, aura un an en mai prochain. Quel premier bilan tirez-vous de l’action de votre service ?

La création de l’Onaf est née d’un constat: il n’existait pas, en France, de service de police judiciaire à compétence nationale spécialisé dans les escroqueries aux finances publiques. Comme j’ai pu le constater en tant que procureur adjoint à Paris, les services d’enquête existants ne prenaient pas suffisamment en compte les fraudes commises au détriment des dispositifs d’aide publique ou parapublique tels, notamment, ceux mis en place pour soutenir les entreprises au moment de la pandémie de Covid. Des réseaux criminels déjà rodés à ces arnaques sont à l’affût, prêts à profiter de la faiblesse des contrôles. Sur ces fraudes systémiques et organisées aux finances publiques, les 345 agents de l’Onaf mènent aujourd’hui 35 enquêtes représentant un préjudice total évalué à 250 millions d’euros.

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