«Ce jour-là, nous ne sortirons pas. Pas de travail, pas d’école, pas d’achat. Juste le silence d’un peuple qui reprend son pouvoir». Mi-juillet, un compte Tiktok appelé «Les Essentiels», défenseur de la «France souveraine», poste le premier appel à la mobilisation du 10 septembre. Depuis, les appels à «tout bloquer» sur les réseaux sociaux se sont multipliés.

Le mouvement citoyen s’est constitué autour de deux groupes principaux : «Les Essentiels» et «Indignons-nous». Le premier, à l’origine de l’appel au blocage, propose des outils et des conseils pour préparer la mobilisation citoyenne du 10 septembre. Il propose notamment de retirer les drapeaux européens des mairies pour les remplacer par des drapeaux blancs, d'organiser des barbecues ou des pique-niques partagés, d’arrêter de régler en carte bancaire ou encore de retirer son épargne de l’assurance vie pour le convertir en or…

Deux mouvements «Les Essentiels» et «Indignons-nous»

Quant au second mouvement, «Indignons-nous», il répertorie toutes les initiatives locales sur une carte ainsi que les liens vers les conversations Telegram de ces actions. Dans un communiqué, le groupe «Indignez-vous» qui se revendique «transpartisan et populaire» précise que «les formes d’action peuvent être multiples et relèvent des droits et des devoirs de chacun : grèves, boycotts de la grande distribution, blocages populaire et assemblées citoyennes pour débattre et s’informer».

Les deux principaux groupes ont décidé d’agir ensemble le 10 septembre. En ce qui concerne les organisations syndicales et les partis politiques, certains ont décidé de soutenir le mouvement. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, a appelé à la «grève générale» pour le 10 septembre, fin août lors des universités d’été de son parti. Les Ecologistes ont décidé de «soutenir» le mouvement «sans récupérer». Le Parti socialiste est tout aussi prudent et veut l’«accompagner» afin de lui donner «un débouché qui ne soit pas celui de l'extrême droite», a indiqué Olivier Faure à la tête du PS. Quant au Rassemblement national, il estime ne pas avoir «vocation à être l’organisateur de manifestations», a déclaré Edwige Diaz, vice-présidente du parti à l’AFP le 22 août.

L’intersyndicale a préféré la date du 18 septembre à celle du 10 pour appeler à la mobilisation contre le budget de François Bayrou. Pour autant la CGT prendra part à cette journée «en construisant la grève dans les entreprises», a indiqué Sophie Binet, secrétaire générale du syndicat le 29 août.

Vous avez décidé de vous mobiliser le 10 septembre ? Vous souhaitez rejoindre le mouvement «tout bloquer» ? Vous êtes à l'origine d’une action locale pour la journée du 10 septembre ? Expliquez-nous les raisons de votre mobilisation en nous écrivant sur cette adresse email : [email protected]