
En quelques mois, sa chute a été brutale. De 3%, le taux du Livret A est passé à 2,4% le 1er février, et baissera encore à 1,7% le 1er août. En réalité, il n’y a pas de surprise, il s’agit d’une application stricte de la formule de calcul qui suit l’inflation. Mais en seulement six mois, le rendement du livret préféré des Français a été divisé quasiment par deux. Interrogé sur Franceinfo, le président de la Cour des comptes rappelle que le taux du Livret A «reste supérieur à l’inflation» grâce à sa formule.
Selon Pierre Moscovici, le gouverneur de la Banque de France «a pris une juste mesure». Pour autant, ce livret, plébiscité par huit Français sur dix (57 millions ouverts en France) est «une forme d’épargne qui reste extrêmement familière pour les Français alors que c’est loin d’être la plus rentable», met-il en avant. Et selon lui, «on a trop d'épargne en France et pas assez de consommation».
La Banque de France mise sur le LEP
Avec cette baisse, la Banque de France mise désormais sur l'adoption du Livret d'épargne populaire (LEP) grâce à son taux plus attractif. Comme le rappelle l’institution monétaire, il reste pourtant «le produit le plus avantageux de l’épargne réglementée», selon la Banque de France. Si son plafond est limité à 10 000 euros, rappelle Capital, jusqu’au 1er février 2026, il est rémunéré à hauteur de 2,7% donc bien plus que le Livret A, un taux «près de trois fois supérieur à l'inflation observée au premier semestre, qui était d'environ 0,9%», a rappelé François Villeroy de Galhau. Entre décembre 2021 et 2024, le nombre de LEP est ainsi passé de 6,9 à 11,9 millions.
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