
Ils sont devenus les armes par excellence sur les terrains de guerre. Les drones sont aujourd’hui omniprésents et sont devenus une arme redoutable pour atteindre son ennemi, comme c’est le cas notamment aujourd’hui dans la guerre qui fait toujours rage entre la Russie et l’Ukraine. Pour preuve, le 1er juin dernier, l’armée ukrainienne a ciblé quatre aérodromes russes en faisant usage de 117 drones lors de son opération «toile d’araignée». En riposte, Moscou a procédé au lancement de plusieurs centaines de drones Shahed sur plusieurs villes ukrainiennes, dont Kiev, qui ont fait au moins quatre morts et 49 blessés.
Alors que la France fait partie des principaux soutiens de l’Ukraine, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a fait savoir sur LCI, vendredi 6 juin, que des entreprises françaises des secteurs de l’automobile et de la défense allaient s’allier afin de produire des drones sur le sol ukrainien. Sans donner le nom de l’entreprise automobile concernée, le ministre a évoqué un «partenariat complètement inédit» et «gagnant-gagnant».
Des drones qui doivent bénéficier aux forces ukrainiennes et françaises
S’il n’a pas précisé le type de drone qui sera fabriqué sur la chaîne de production ukrainienne, Sébastien Lecornu a néanmoins tenu à préciser que les engins allaient bénéficier à la fois aux forces ukrainiennes, mais également à «nos propres armées françaises pour avoir en permanence un entraînement tactique, opératif qui colle à la réalité» du conflit. Précisant qu’il ne serait pas nécessaire de demander à des citoyens français de se rendre en Ukraine sur la chaîne de production, le membre de l’exécutif a dans le même temps expliqué que les Ukrainiens sont aujourd’hui «meilleurs que nous dans la capacité à imaginer des drones et surtout à élaborer la doctrine qui va autour».
Il faut dire que la France enregistre un certain retard dans ce domaine. Alors que notre pays dispose de quelques milliers de drones, l’Ukraine, elle, entend utiliser cette année plus de 4,5 millions de ces appareils aujourd’hui responsables de 70 % des destructions matérielles sur le front. «Le système est encore trop rigide, trop lent, entre le moment où les armées françaises font une expression de besoin et le moment où on a une livraison de drone», a ainsi déploré Sébastien Lecornu.

















