Franc succès pour le service national. Annoncé par Emmanuel Macron à la fin du mois de novembre, ce service volontaire et «purement militaire» de dix mois, qui se déroulera «exclusivement sur le territoire national», a séduit en l’espace de quelques semaines. Si le gouvernement espérait 3 000 volontaires pour cette première année, le succès est tel qu’il y a plus de dossiers que de places. Invité sur le plateau de BFMTV mardi 10 février, le directeur du projet, le général Thierry de la Burgade a indiqué que «3 500 jeunes ont pu déposer un dossier» pour les 3 000 places disponibles.

Déjà une semaine après l’ouverture de la campagne de recrutement le 12 janvier, la ministre déléguée aux Armées et anciens combattants précisait que 2 000 jeunes avaient postulé. Si le projet de service national est destiné à tous les jeunes âgés de 18 à 25 ans, pour l’heure, 80% des dossiers concernent des profils âgés entre 18 et 19 ans. Sur le plateau de BFMTV, le général s’est dit «surpris par le nombre de filles» candidates : «Il y a (en proportion) plus de filles qui se présentent pour le service national qu'il n'y en a aujourd'hui dans les armées», a-t-il décrit.

Début de la formation : septembre 2026 !

Toutefois, la campagne de recrutement est loin d’être terminée et les choix finaux seront réalisés en fonction de Parcoursup. «Les jeunes ont leurs vœux à exprimer entre le 19 janvier et le 12 mars. Il y aura des déçus de Parcoursup et il y a des gens qui vont se tourner vers nous», a indiqué le général Thierry de la Burgade d’autant qu’il n’y a pas de conditions de diplôme pour s’inscrire. Le directeur du projet se veut également très prudent, rappelant que ces chiffres devront «se confirmer».

D’abord parce que certains peuvent encore se désister avant le début du projet. Aussi, parce qu’il ne débutera qu’en septembre prochain. «Nous sommes sur une base de volontariat. Le premier appelé franchira la première porte de caserne le 1er septembre 2026, du coup il faut maintenir l'attractivité, le feu 'volontariat' pendant toute cette durée-là», a-t-il confié sur BFMTV. Les candidats présélectionnés effectueront enfin une visite médicale puis un contrôle de sécurité avant la décision finale des armées.

Déjà au mois de janvier, la ministre déléguée aux Armées et anciens combattants avait rappelé qu’il y aurait «une sélection stricte» tout en se félicitant de l’engouement. Les personnes sélectionnées s’engageront pour une durée de dix mois, un mois de formation et neuf en unité où ils réaliseront des missions. Ils seront rémunérés 800 euros par mois minimum, hébergés, nourris et équipés et à l'issue du service national, ils deviendront réservistes des armées. Le gouvernement espère recruter 10 000 jeunes en 2030 et 42 500 en 2035.