
Deux parlementaires évoquent une situation d’urgence. En effet, les députés Jean-Louis Thiériot (LR) et Matthieu Bloch (UDR) ont voulu alerter dans un rapport parlementaire. Selon eux, la France pourrait se retrouver démunie de capacités d’artillerie à longue portée si rien n'est entrepris à court terme pour remplacer le système de lance-roquette unitaire, rapporte BFM TV. L’artillerie joue «un rôle central» surtout en l’absence de supériorité aérienne, comme c’est le cas actuellement en Ukraine. «Près de 70% des destructions ennemies, notamment dans la première phase de la guerre, résultent de frappes d’artillerie», expliquent-ils.
Le lance-roquette unitaire peut ainsi emporter 12 roquettes, et affiche une portée de 15 à plus de 70 kilomètres. Sauf qu’il ne reste que neuf exemplaires dans l'armée de terre, d’après une étude de l'IFRI publiée en novembre dernier. «La France a un vrai retard sur l'appui dans la profondeur et nous risquons une réduction temporaire de capacité après la fin du lance-roquette unitaire», assure Jean-Louis Thiériot, auprès de BFM Business. D’ici deux ans, les LRU français pourraient être inutilisables en raison de l'absence de pièces de rechange. C’est pourquoi la nécessité de développer un système pour les remplacer devient urgente.
Une solution à moindre coût doit être trouvée
Jean-Louis Thiériot et Matthieu Bloch pointent du doigt «la non-anticipation avant 2023 de la rupture temporaire du LRU, alors même que l’utilité des lance-roquettes unitaires avait été largement démontrée dans des conflits antérieurs au 24 février 2022, à l’instar de la guerre du Haut-Karabagh». Si la solution doit être trouvée rapidement, le député Les Républicains rappelle qu’elle devra être à moindre coût. Une phase de préparation du programme intitulée «frappe longue portée terrestre» a été lancée en 2023, dont le premier tir de démonstration doit avoir lieu en avril 2026 pour une mise en service en 2030. Un délai bien trop important selon le parlementaire.


















