C’est enfin acté. Mercredi 22 avril, la compagnie de trains à grande vitesse Velvet a officialisé son premier train, au sein du site d’Alstom près de La Rochelle. Velvet vise l’objectif de devenir le premier concurrent privé français de la SNCF sur les liaisons en train à grande vitesse. Mais sa particularité sera de se concentrer sur la façade atlantique du pays. D’ici 2028, le constructeur doit livrer douze rames, selon Franceinfo. Les liaisons prévues sont Paris-Bordeaux, Paris-Nantes, Paris-Rennes.

La compagnie estime pouvoir toucher environ dix millions de voyageurs sur ces trois liaisons. Selon Rachel Picard, cofondatrice et directrice générale de Velvet, les axes atlantiques sont touchés par une forte augmentation de la demande, plus rapide que l’offre. «Aujourd’hui, 15% des voyageurs restent à quai, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas prendre le train alors qu’ils le voudraient», affirme-t-elle.

Des trains inspirés du TGV M de la SNCF

Lors de la création de ses rames et de ses commandes à Alstom, Velvet se serait inspirée des TGV M, les trains nouvelle génération de la SNCF. Mais du côté du code couleur, c’est toutefois très différent : les couleurs de Velvet seront le vert foncé et le rose lilas. «On a choisi d’être différents des autres trains pour être vus en gare et pour être reconnus», explique Rachel Picard.

Dans l’ordre, c’est d’abord la ligne entre Paris et Bordeaux qui devrait voir le jour, à la mi-2028. Ensuite, la ligne Paris-Angers-Nantes, et la ligne Paris-Rennes l’année suivante. Ce n’est donc pas tout de suite, mais les premiers essais ont commencé sur le site d’Alstom, à Bellevue. Le modèle du Velvet, appelé modèle Avelia Horizon, accueille davantage de personnes, grâce à son plus grand nombre de places. Mais côté énergie, il réalise des économies de 20% par rapport au TGV M. Si les premières rames pour l’axe atlantique rencontrent leur public, Velvet espère signer de nouvelles commandes de trains.