Près de six ans après les premiers signalements, l'affaire a enfin trouvé une issue favorable aux internautes concernés, rapporte BFMTV : le groupe Match, maison mère de Meetic, Tinder et Hinge, va verser 14 millions de dollars à des centaines de milliers d’utilisateurs floués. Cette décision fait suite à une plainte déposée il y a six ans par la Federal Trade Commission (FTC), autorité américaine chargée de défendre les droits des consommateurs. Les pratiques commerciales de Match.com, l'une des principales marques du groupe, étaient épinglées pour avoir «trompé ses clients» à travers certaines offres et la gestion des abonnements payants.

La FTC reproche notamment à Match.com d'avoir mis en avant une garantie de «six mois gratuits» en cas d’échec amoureux… mais conditionnée à un ensemble d'exigences particulièrement strictes. Elle dénonce aussi le blocage des comptes de clients contestant des facturations, les privant des services déjà réglés. Plus grave encore, la société aurait envoyé des e-mails incitant à s'abonner pour lire des messages prétendument envoyés par un partenaire potentiel, alors que les profils à l'origine de ces échanges étaient parfois frauduleux ou automatisés. Et d'après la FTC, l'entreprise le faisait en connaissance de cause.

Offres restrictives et messages douteux

En plus de l'indemnisation versée à la FTC qui elle-même, la reversera aux clients, l'accord prévoit que Match mette fin à ces méthodes et respecte des règles destinées à garantir plus de transparence. Pour la FTC, cette sanction pourrait surtout permettre d'envoyer un signal à l'ensemble du secteur des plateformes de rencontre : les promesses commerciales doivent être tenues, sous peine de lourdes conséquences financières.