A l’ère des réseaux sociaux, la justice française frappe fort. L'influenceuse Rym Renom, suivie par 1,8 million de personnes sur Instagram, vient en effet d’être lourdement sanctionnée. L’ex-candidate de téléréalité a été condamnée à 1 an de prison ferme et 25 000 euros d'amende pour «pratiques commerciales trompeuses», ainsi qu'à la confirmation de la saisie de 40 000 euros sur ses comptes bancaires, indique la préfecture des Yvelines dans un communiqué diffusé sur son compte X ce samedi 5 avril, et relayé par BFMTV.

Un mandat d'arrêt a également été émis à l’encontre de la jeune femme qui réside actuellement à Bali en Indonésie avec ses deux filles. Rym Renom est accusée d'avoir promu sur ses réseaux sociaux des injections d’acide hyaluronique pour «augmenter les lèvres». «Grâce au travail d’enquête de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations, NDLR) des Yvelines, la justice a sanctionné le défaut d’indication de l’intention commerciale de diverses publications mises en ligne, ainsi que la promotion de l’activité illicite d’une esthéticienne qui réalisait des injections d’acide hyaluronique pour 'augmenter les lèvres', pratique pouvant avoir des effets déplorables sur la santé des followers de l’influenceuse», précise la préfecture des Yvelines.

«Pratiques commerciales trompeuses» liées au trading

Ce n'est pas la première fois que la justice française sévit contre le milieu de l'influence. Le candidat de téléréalité Julien Tanti, installé à Dubaï, a notamment été récemment sanctionné pour des «pratiques commerciales trompeuses» liées au trading sur son compte Instagram et sa chaîne Telegram.

Selon la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF), près de la moitié des influenceurs qu’elle a contrôlés en 2022 et 2023 étaient «en anomalie». «La DGCCRF a majoritairement constaté la mise en œuvre de pratiques commerciales trompeuses consistant à ne pas indiquer le caractère commercial de leurs publications, ou à ne pas identifier clairement la personne pour le compte de laquelle elles sont diffusées», indiquait elle dans un communiqué publié en avril 2024.