
«Avec les ministres concernés, nous avons décidé du renforcement de notre dispositif Sentinelle pour faire face à toutes les potentielles menaces sur le territoire national.» C’est avec ces mots qu’Emmanuel Macron a annoncé un renforcement de l'opération lancée en janvier 2015. Une décision qui intervient alors que la tension est à son comble entre Israël et l’Iran. Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juin, les forces de Tsahal ont frappé massivement des sites militaires et nucléaires iraniens. À la suite de cette offensive, le président de la République a réuni un Conseil de sécurité et de défense nationale pour faire un point de situation et évaluer les conséquences pour notre pays.
L’opération Sentinelle a pour but de «défendre et protéger les Français» sur notre sol, rappelle le ministère des Armées sur son site officiel. Elle avait été lancée à la suite des attentats de janvier 2015 (Charlie Hebdo, assassinat de la policière Clarissa Jean-Philippe et l’Hyper Cacher). En novembre de cette triste année, le ministre de la Défense d’alors, Jean-Yves Le Drian, affirmait que «notre engagement s’inscrit dans la durée, aussi longtemps que cette situation l’exigera». Plus de dix ans plus tard, l’opération est toujours d’actualité.
Un équipement complet
Chaque jour, 7 000 soldats sont mobilisés dans l’Hexagone. Ce nombre avait déjà été porté à 10 000 pendant l’été 2024. Paris organisait alors les Jeux olympiques. Les militaires «sont déployés ou placés en alerte en métropole dans le cadre de la posture de protection terrestre, afin d’appuyer les forces de sécurité intérieure», précise le ministère des Armées. Pour parvenir à définir les besoins sur le territoire, les ministères de l'Intérieur et des Armées sont en perpétuelle discussion.
Chaque soldat mobilisé a un équipement qui comprend un fusil d’assaut (FAMAS), un pistolet semi-automatique (PAMAS), une radio (DIPAD), une application militaire pour smartphone (Auxylium), une bombe de gaz lacrymogène, des menottes plastiques rapides, un casque Spectra et une structure modulaire balistique, liste le ministre de la Défense.


















