
Donald Trump continue d’attaquer publiquement le patron de la Fed. Mercredi 24 juillet, d'après Le Monde, le président américain a visité le chantier de rénovation du bâtiment de la Fed à Washington, avec Jerome Powell. Une visite mise en scène, dont le locataire de la Maison Blanche a profité pour le provoquer encore une fois. «J’aimerais qu’il baisse les taux d’intérêt», a-t-il lancé devant les caméras. Face à cette pique, le président de la banque centrale est resté impassible. Dans cette visite marquée par les tensions, le chef de l’État a parlé d’une facture de 3,1 milliards de dollars pour les travaux de la Fed. Un chiffre que Jerome Powell a tout de suite contesté, en rappelant que le montant en question s'élève en fait à 2,7 milliards.
L’échange a ensuite porté sur un papier que lui a tendu Donald Trump, affirmant qu’il existerait un «troisième bâtiment» de la Fed, «en cours de construction». Le président de l'institution monétaire a rétorqué que ce bâtiment avait en fait «été construit il y a cinq ans». Une tension palpable entre les deux hommes, alors qu’une réunion des responsables de la Fed sur les taux d’intérêts est prévue les 29 et 30 juillet prochain.
Baisse des taux : Donald Trump insiste, Powell temporise
En dehors de ces échanges, le président américain continue de mettre la pression au patron de la Fed pour diminuer les taux d’intérêts. Il accuse ce dernier de maintenir des taux «trop élevés» pour «des raisons politiques», selon lui. Le chef de l’État est même allé jusqu’à le qualifier de «nigaud», une nouvelle attaque. Le jour précédent sa visite de la Fed, Donald Trump avait encore une fois insisté lors d’une prise de parole publique en déclarant que Jerome Powell «aurait dû baisser les taux plusieurs fois déjà». Des remarques qui interviennent dans un contexte où la Banque centrale européenne a entamé une série de baisses, avec un taux directeur de 4% en juin 2024 et de 2% aujourd’hui. De son côté, la Fed a figé ses taux entre 4,25% et 4,50%.
Récemment, le président américain avait admis qu’il était peu probable qu’il renvoie Jerome Powell, malgré ses multiples provocations et menaces. Ce scénario serait sans précédent, et pour cela, il est nécessaire de prouver des fautes graves commises par le président de la banque centrale, dont le mandat se termine en mai 2026.


















