
Il a fallu attendre presque un an et demi pour que la Russie reconnaisse sa responsabilité, bien qu’involontaire, dans le crash d’un appareil d’Azerbaïdjan Airlines fin 2024. L’Embraer 190 devait relier Bakou à Grozny, dans le Caucase russe, avec 67 personnes à bord. L’appareil avait d’abord tenté d’atterrir à sa destination finale avant d’être redirigé vers le Kazakhstan, où il s’était écrasé le 25 décembre 2024, causant la perte de 38 individus.
Dans un communiqué commun, les deux pays sont parvenus à un accord relatif, ont-ils indiqué mercredi 15 avril. Il inclut la reconnaissance du rôle de la défense antiaérienne russe dans cet événement ainsi que des compensations financières, sans plus de précisions.
Réchauffement des relations bilatérales
Les relations entre l’Azerbaïdjan, ex-république soviétique, et la Russie s’étaient détériorées à la suite de l’accident. En effet, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev avait exigé de la Russie qu’elle reconnaisse sa responsabilité. Il avait alors accusé Moscou de vouloir «dissimuler le problème». En retour, Vladimir Poutine avait plus tard présenté des excuses «pour le fait que cet incident tragique se soit produit dans l’espace aérien russe».
La cheffe de la diplomatie européenne, l’Estonienne Kaja Kallas, avait estimé que ce crash rappelait douloureusement celui du vol MH370 de la Malaysia Airlines en 2014, qui avait fait 298 morts. Selon une enquête internationale, cet avion avait été abattu par un missile antiaérien BUK russe au-dessus d’une zone de l’Ukraine tenue par des rebelles séparatistes prorusses.



















