
6%. C’est, environ, le taux de maires qui ont démissionné avant la fin de leur mandat depuis qu’ils ont été élus en juillet 2020. Cela représente 2 200 élus, note franceinfo. Le site d’information générale a publié, ce jeudi 19 juin, la dernière étude de l'Observatoire de la démocratie de proximité AMF-Cevipof/Sciences Po. Pour vous donner un ordre d’idée, le phénomène démissionnaire est exponentiel : depuis le mandat 2008-2014, il a été multiplié par quatre.
Interrogés sur leurs raisons de quitter leurs fonctions, les principaux intéressés listent plusieurs facteurs. Le premier est celui des «tensions au sein des conseils municipaux». 30,9% des cas remontés sont directement concernés par cette cause. L’étude relève que généralement ces «différends, disputes, conflits ou autres désaccords» ont lieu au sein même de la majorité. Une explication est avancée par les équipes du Cevipof : le contexte Covid qui a fracturé l’énergie collective post-élections municipales.
La santé mentale et physique des maires en question
La deuxième raison avancée par l’étude est celle des successions programmées. Ainsi, cela concerne 13,7% des départs programmés. Dans la majorité des cas, ces démissions étaient annoncées avant l’élection afin de donner la main à mi-mandat. Enfin, la santé mentale (5,1%) et physique (13,1%) sont également particulièrement importantes au moment d’évoquer le phénomène démissionnaire. L’étude révèle que 83% des élus estiment que leur mandat est usant pour la santé. Quatre édiles sur dix affirment même devoir travailler sous pression.
Ces démissions volontaires représentent 71% des cas. La deuxième raison la plus élevée est la mort de l’élu (21%). Plus étonnament, les principaux concernés n’avancent pas le motif des nombreuses agressions que certains ont pu constater à leur encontre ces dernières années, nous apprend l’étude du Cevipof. Il est «empiriquement impossible d’établir un lien de cause à effet entre violences subies et démissions», concluent les auteurs.


















