C’est un voyage traumatisant qu’ont vécu les 331 passagers et les membres d’équipage du vol Hong Kong - Londres de la British Airways, dimanche 15 mars. Selon Le Parisien, une passagère est décédée peu après le décollage de l’appareil. Les passagers s’attendaient à faire demi-tour, mais les pilotes ont décidé de poursuivre leur route de 13 heures vers la capitale britannique. L’un des passagers s’est confié à nos confrères du Sun, assurant que «beaucoup souhaitaient revenir à Hongkong, mais lorsqu’un passager est déjà décédé, cela n’est apparemment pas considéré comme une urgence».

La même personne raconte qu’une «discussion a eu lieu sur ce qu’il fallait faire du corps, et la demande du poste de pilotage de l’enfermer dans les toilettes a été rejetée par l’équipage». Après avoir enveloppé le corps de la femme dans plusieurs matériaux, les membres de l’équipage l’ont placé dans la cuisine arrière de l’avion. Cette situation a été très mal vécue par les proches de la victime, certains passagers et membres d’équipage.

«Une odeur nauséabonde»

Mais la situation n’a fait qu’empirer. En effet, la cuisine où a été placé le corps était en fait chauffée par un plancher chauffant. «Vers la fin du vol, des personnes ont affirmé qu’une odeur nauséabonde y régnait», explique la même source. Malgré la gestion particulière de la situation, tous les membres de l’équipage ont été soutenus par la British Airways. Certains ont été placés en arrêt maladie à cause du traumatisme. À l’atterrissage, les passagers ont dû rester dans l’avion pendant encore quarante-cinq minutes supplémentaires, le temps qu’une enquête soit menée par les autorités britanniques.