
À l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires de LVMH, jeudi 23 avril, Bernard Arnault a fait un bilan de l’année 2025 pour son groupe, rapporte BFM Business. Dans un contexte économique mondial complexe, le dirigeant en a profité pour souligner la forte contribution de LVMH à l’économie française, mais aussi sa stratégie d’expansion internationale. En parallèle, Bernard Arnault a aussi lourdement insisté sur les freins fiscaux imposés par les politiques françaises.
En 2025, le chiffre d’affaires s’élève à 80 milliards d’euros, un résultat opérationnel courant de 18 milliards d’euros, et un cash-flow opérationnel de 11 milliards d’euros. La direction a insisté sur «la résistance du groupe» dans un contexte international. Bernard Arnault en a profité pour saluer le travail des équipes «dirigées de façon exemplaire». Il a aussi profité de l’assemblée générale des actionnaires pour revenir sur l’expansion du groupe à l’international, notamment en Chine, notamment grâce à l’ouverture de la Maison Louis à Shanghai.
«Une chose pareille ne serait jamais arrivée en France»
Cette assemblée générale a aussi été l’occasion pour Bernard Arnault de faire passer quelques messages. Il s’est d’abord montré très marqué par l’accueil du groupe en Chine, autour de la Maison Louis. D’après lui, le bâtiment attirerait environ 100 000 visiteurs par semaine. «J'ai même été félicité par le secrétaire général du Parti communiste chinois» a-t-il affirmé. Avant d’ajouter : «Une chose pareille ne serait jamais arrivée en France». En creux, une critique sourde sur l’administration française.
Enfin, Bernard Arnault a aussi rappelé le poids de LVMH dans le monde. Le groupe emploie environ 200 000 personnes dans le monde, dont 40 000 en France. Il se compose aussi de 117 ateliers de production et d’artisanat en France. Côté fisc, le groupe a payé 5,5 milliards d’euros d’impôts sur les sociétés, dont environ la moitié en France.



















