
Le géant français Bouygues, présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a ramené sa perte nette à 94 millions d'euros au premier trimestre, malgré la contribution exceptionnelle sur les bénéfices, mais maintient ses objectifs pour cette année, a-t-il annoncé jeudi. Au premier trimestre, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices lui coûte 25 millions d'euros. Bouygues, dont les ventes ont reculé de 3,2% au premier trimestre, à 12,2 milliards d'euros, avait enregistré une perte nette de 156 millions d'euros sur la même période en 2025.
Le groupe s'est dit jeudi «très vigilant» quant aux «conséquences indirectes» en lien avec le conflit au Moyen-Orient, mais a maintenu ses objectifs financiers pour l'année. Il souligne une amélioration de son résultat opérationnel courant des activités (ROCA), indicateur de rentabilité, en amélioration de 11,6% au premier trimestre, à 77 millions d'euros. Selon le groupe, l'amélioration est «portée principalement par Equans», filiale présente dans l'énergie et les services rachetée à Engie en 2022. «Comme attendu, les ROCA de TF1 et Bouygues Telecom sont en repli sur un an», a précisé le groupe, qui emploie environ 200.000 collaborateurs dans 80 pays.
Bouygues retenu par les autorités suédoises pour la construction de voies ferrées
L'entreprise anticipait que, sur l'année, la rentabilité de la chaîne de télévision allait souffrir de «tensions anticipées sur le marché publicitaire linéaire» et que celle de l'opérateur télécom serait amoindrie par une «hausse prévue des amortissements». Malgré un «environnement macroéconomique et géopolitique très incertain», Bouygues a confirmé ses ambitions pour 2026, prévoyant «une stabilité du chiffre d'affaires à taux de change constants» et «un maintien du résultat opérationnel courant des activités (ROCA) à un niveau historiquement élevé, après plusieurs années d'amélioration significative».
Le groupe a par ailleurs annoncé qu'il avait été retenu par les autorités suédoises au sein d'un groupement nommé Feronord, comprenant la société suédoise Infrakraft et deux de ses filiales, Bouygues Travaux Publics et Colas Rail (Colas), pour construire environ 36 kilomètres de voie ferrée dans le cadre du projet «East Link» en Suède. Ce projet prévoit «d'importants travaux de terrassement ainsi que 28 ponts et trois viaducs, dont un ouvrage majeur de 1,4 kilomètre» entre la région de Stockholm/Mälardalen et l'Östergötland. «La phase d'exécution serait estimée à environ 1,2 milliard d'euros et pourrait intervenir début 2028», selon Bouygues.















