La Bourse de Paris évolue en baisse ce vendredi 13 mars, toujours plombée par les craintes de poussées inflationnistes liées à la flambée du pétrole avec un Brent évoluant à plus de 100 dollars le baril. Vers 10h30, heure de Paris, l'indice CAC 40 perdait 0,74%, soit une baisse de 58,69 points, pour s'établir à 7 925,75 points. Jeudi, l'indice vedette a perdu 0,71% à 7 984,44 points. «Les marchés restent dominés par les tensions autour du détroit d'Ormuz et les variations des prix du pétrole», résument les analystes de Natixis.

L'armée israélienne a annoncé ce vendredi vers 7h GMT avoir lancé une nouvelle vague de frappes d'ampleur sur Téhéran, au 14e jour de la guerre déclenchée par l'attaque israélo-américaine sur l'Iran. Jeudi, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, a pris plus de 9% pour terminer au-dessus des 100 dollars pour la première fois depuis 2022, «conséquence directe du blocage du détroit d'Ormuz et de l'intensification du conflit au Moyen-Orient», souligne John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank. Il se stabilisait ce vendredi légèrement au-dessus des 100 dollars le baril.

Worldline décolle en Bourse

«Plus la situation dure – c'est-à-dire la fermeture du détroit d'Ormuz – plus la situation se complique pour tous, plus les investisseurs cherchent à réduire leurs risques et plus un effet en cascade s'installe sur les marchés», souligne Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets. Le blocage du passage d'Ormuz contraint les pays du Golfe à réduire drastiquement leur production pétrolière, grevant l'offre mondiale de 7,5%, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Le spécialiste des paiements Worldline a annoncé jeudi le lancement d'une augmentation de capital «avec maintien du droit préférentiel de souscription», ouverte à l'ensemble de ses actionnaires, pour un montant brut d'environ 392 millions d'euros, d'après un communiqué sur son site internet. Cette opération constitue «la dernière étape de l'augmentation de capital d'environ 500 millions d'euros» approuvée en janvier par ses actionnaires, qui doit permettre au groupe de mettre en œuvre un plan destiné à relancer sa croissance et redresser ses finances. Le titre s'envolait de 20,02% à 0,46 euro vers 10h30, après avoir bondi de plus de 30% dans les premiers échanges.