Au 12e jour de la guerre en Iran, la tension est montée encore d’un cran autour du détroit d’Ormuz, bande de 33 kilomètres de largeur par laquelle transitent près de 20% de la production mondiale de pétrole. Selon les estimations relayées par les médias américains, près de 15 millions de barils de pétrole brut par jour.

Depuis le début du conflit, le trafic maritime est quasiment à l’arrêt. Et cela ne devrait pas aller en s’arrangeant puisque, selon des informations des autorités américaines et partagées par CNN, quelque dizaine de mines auraient été posées au sein de ce détroit.

Des «conséquences militaires» d’ampleur

Le minage de cette voie maritime cruciale reliant le Golfe persique à l’océan Indien ne serait pas encore massif mais sa traversée est déjà décrite comme une «vallée de la mort». Avant même de savoir si cette information gouvernementale est confirmée, sur son réseau social Truth Social, le président américain a exigé le retrait immédiat d’éventuelles mines. Donald Trump a également prévenu que des représailles militaires d’une ampleur inédite pourraient suivre si ces mines n’étaient pas retirées.

Avec cette possible escalade du conflit avec l'Iran au sein du détroit d’Ormuz, les marchés pétroliers ont immédiatement réagi. Mardi, le prix du baril oscillait, dépassant les 90 dollars avant de retomber sous les 80 dollars au cours de la journée. Du côté de l’opinion publique, un sondage montre que sept Américains sur 10 sont inquiets par la question du prix du pétrole, a partagé BFMTV.