La Bourse de Paris a ouvert en hausse ce mardi 10 mars, un rebond impulsé par la baisse des prix du pétrole après les propositions du président américain Donald Trump sur la guerre «quasiment» terminée en Iran. Le CAC 40 progressait de 1,62%, soit 134,12 points à 8050,44 à 09h20, puis de +2% vers 12h, heure de Paris. Lundi, l'indice parisien des 40 principales valeurs françaises avait terminé dans le rouge, en recul de 0,98%. Le président américain a soulagé les acteurs boursiers lundi soir en glissant à un journaliste de la chaîne CBS que la guerre était «quasiment» finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de «marine» ni de «communications» ou de «force aérienne».

«Les investisseurs ont brutalement changé de scénario après les déclarations de Donald Trump», analyse John Plassard, le responsable de la stratégie d'investissement de la banque privée Cité Gestion Private Bank. Les propositions du président américain «ont contribué à faire tomber le premier de risque géopolitique qui s'était rapidement installé dans les prix du pétrole», a-t-il détaillé. «La baisse du pétrole et l'espoir d'une réouverture du détroit d'Ormuz ont redonné de l'appétit pour le risque aux investisseurs».

La Bourse surveille de près les prix du pétrole

La veille, la flambée des prix du pétrole au-dessus des 100 dollars le baril avait nourri l'inquiétude des investisseurs. Inquiétude qui avait déjà été tempérée par une annonce du G7 sur un possible recours aux réserves stratégiques, qui avait limité la baisse lundi. Les Gardiens de la Révolution iraniens bloquent de facto le détroit d'Ormuz qui commande l'entrée du Golfe, en représailles aux frappes américaines-israéliennes sur son territoire. Par ce passage stratégique transite 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

En parallèle de ce rebond boursier, les taux d'intérêt à dix ans sur la dette française reculaient fortement à 3,42%, contre 3,50% la veille en clôture. Les taux des dettes souveraines européennes ont nettement grimpé ces derniers jours, en raison des craintes de retrouver l'inflation sur le continent avec la flambée du prix des hydrocarbures que les pays européens importent massivement. Une inflation plus forte réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses crédits. Ces derniers exigeants par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour comprendre cette perte.

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Dans ce contexte, le groupe pétrolier Total enregistrait la plus forte baisse parmi les 40 valeurs parisiennes (-2,80% quelques minutes après l'ouverture). Inversement, Renault gagnait 2,78% à l'ouverture après l'annonce matinale du constructeur automobile visant à réduire la dépendance des automobilistes aux carburants fossiles. «D'ici 2030, la marque Renault vise 100% de ventes électrifiées en Europe et 50% hors d'Europe», selon un communiqué du groupe.