Être un incontournable de la rentrée vous oblige. Chez Canson, cela fait des mois qu’on se prépare à l’échéance de septembre, pour façonner les millions de pochettes de papier à dessin blanc ou coloré que les professeurs d’arts plastiques mettent sur leurs listes de fournitures scolaires. C’est sur les deux sites d’Annonay (Ardèche), berceau de la marque depuis le XVIe siècle, que les équipes s’agitent. Ces dernières années, l'entreprise a subi la hausse des matières premières. «Le prix de la pâte à papier a quasiment doublé depuis le Covid, tandis que, cet hiver, celui de l’électricité a connu une hausse vertigineuse. Nous n’avons pu répercuter qu’un tiers de l’inflation subie, et nous avons compressé nos marges», résume Eric Buée, directeur commercial et marketing de Canson. Pour moins subir ces aléas et sortir des énergies fossiles, l’entreprise (98 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022) a prévu d’investir pour passer à la biomasse.

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