Nouveau projet chez Casino. Le groupe de distribution, qui a publié ce mardi 29 avril les résultats du premier trimestre 2025, en recul, a annoncé des changements pour 27 magasins Monop’, situés à Paris et en Île-de-France. «Nous avons comme projet le passage de ces magasins en franchise au sein de la joint venture commune à Monoprix et à la Famille Zouari», a révélé le directeur général du groupe Casino et président de Monoprix, Philippe Palazzi. La finalisation de cette opération interviendra après la consultation des instances représentatives du personnel et la validation par les autorités de la concurrence. Le groupe Casino compte 160 Monop’ en France, un format de proximité plus petit que les magasins Monoprix, dont deux tiers sont déjà gérés en franchise. Le projet prévoit un plan de rénovation des points de vente afin de les moderniser selon les standards les plus récents du concept Monop’. Autrement dit, l’investissement pour relooker les magasins ne sera donc pas uniquement supporté par Casino, qui doit continuer de faire des économies. Le groupe tient à préciser que ce projet n’aura aucune incidence sur les emplois, qui seront pérennisés. «Cette opération s’inscrit dans la stratégie de Monoprix de renforcer la dynamique commerciale de son réseau et d’accélérer son développement en s’appuyant sur un partenaire historique», indique Casino dans un communiqué.

À la manœuvre pour 115 Franprix et 15 Monop'

Car Moez-Alexandre Zouari, déjà propriétaire de l'enseigne de surgelés Picard, du réseau Maxi Bazar et du déstockeur Stokomani, est loin de faire ses premiers pas chez Casino. Il détient déjà 115 magasins Franprix et 15 Monop’, exploités en franchise. Il connaît donc par cœur cet univers de la proximité. C’est aussi lui qui, il y a peu, tentait de mettre la main sur l’ensemble du groupe Casino, avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse… avant de battre en retraite. Une déconvenue, qui a laissé la voie libre au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, nouveau maître à bord depuis mars, épaulé par Marc Ladreit de Lacharrière et le fonds Attestor.

Toujours sur une pente raide, le groupe Casino, qui tient son assemblée générale le mercredi 30 avril, affiche des ventes en recul de 5% sur un an, à 2 milliards d’euros sur le premier trimestre de son exercice 2025, avec la sortie de 466 points de vente. En données comparables, c'est-à-dire à nombre de magasins constants, les ventes ne reculent que de 1,2%. Un léger mieux après la chute de 3,8%, qui avait été enregistrée au premier trimestre 2024. Le directeur général de Casino a rappelé que le groupe, en convalescence, est encore fortement marqué par le passé. Dans le cadre du projet de redressement de Casino, baptisé «Renouveau 2028», des effets devraient être visibles sur les résultats de l’entreprise dès le deuxième trimestre. «Ça fait 12 mois que nous sommes aux commandes de Casino. Nous sommes optimistes pour la suite. Il y a un avenir pour le groupe en France (qui pèse entre 2,8 et 3,2% de part de marché, ndlr)», a rappelé Philippe Palazzi.