Casino, qui s'est recentré sur la proximité, «poursuit son redressement», a assuré son directeur général, Philippe Palazzi, jeudi 26 février. Le distributeur, qui englobe Monoprix, Franprix, CDiscount, a publié un chiffre d'affaires en baisse de 2,5% en 2025, mais en légère hausse de 0,5% à périmètre comparable, un millier de magasins ayant été fermés ou vendus l'an dernier. Le groupe, très endetté, a annoncé la semaine dernière qu'il repoussait jusqu'au 31 mars au plus tard la publication de ses résultats annuels, en raison de «la poursuite des négociations» concernant sa «structure financière».

Il a toutefois maintenu ce jeudi la publication de son chiffre d'affaires 2025, qui s'est élevé à 8,26 milliards d'euros. Malgré un «environnement de consommation encore contrasté», surtout en fin d'année, les clients s'étant montrés «prudents» sur les produits festifs, le redressement est possible, a laissé entendre Philippe Palazzi lors d'une conférence de presse téléphonique. Au quatrième trimestre, les ventes de Monoprix ont notamment reculé de 0,5% à périmètre comparable, alors qu'elles ont progressé de 0,6% sur l'ensemble de l'année.

1,4 milliard d'euros à rembourser en 2027

Le groupe Casino, passé sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en 2024, après des années de pertes et de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d'euros en mars 2027. Son actionnaire a entamé fin 2025 un bras de fer avec ses créanciers pour diminuer ce montant. En novembre, France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par Daniel Kretinsky et actionnaire principal du groupe Casino, avait réclamé de baisser sa dette à 800 millions d'euros en échange d'une augmentation de capital de 300 millions d'euros.

Dans une nouvelle proposition, révélée par Le Figaro et confirmée à l'AFP par une source proche du dossier, FRH se dit prêt à apporter 400 millions d'euros, pour une dette contenue à 900 millions d'euros. Refusant de commenter les «négociations en cours», Philippe Palazzi a toutefois assuré jeudi que les discussions avançaient «normalement» et «conformément» à «l'objectif d'une fin de processus avant la fin du second trimestre 2026».

La dette de Casino avait été allégée de près de 5 milliards d'euros au moment d'une première restructuration, en 2024, qui s'était traduite par le départ du PDG historique, Jean-Charles Naouri, et la vente de la quasi-totalité de ses hyper et supermarchés français.