
SEB est en difficulté, mais le fleuron français de l’électroménager ne veut pas jeter l’éponge, loin de là. En octobre dernier, le fabricant français (propriétaire de marques comme Moulinex et Tefal) annonçait un plan de 200 millions d'euros d'économies à compter de 2027. Il y a quelques jours, en marge de la présentation de ses résultats, SEB annonçait vouloir supprimer «jusqu’à 2 100 postes» dans le monde, dont «500 en France». La faute à des chiffres en recul : un chiffre d’affaires de 8,17 milliards d'euros, certes en progression organique de 0,3%, mais en recul de 1,2%.
La concurrence venant des pays asiatiques explique notamment ces chiffres. Mais pour son directeur général du groupe, il n’y a pas de quoi s’inquiéter outre mesure. «On est dans une industrie magique où les consommateurs adorent nos produits, c’est l’innovation qui tire la consommation et le développement du marché», a assuré Stanislas de Gramont sur BFM. L’hypothèse du groupe ? Que «le marché va grandir grâce à l’innovation».
Tripler la présence sur les réseaux sociaux
Toutefois, dans ce marché concurrentiel, il y a des axes d’amélioration. «Nous devons accélérer notre innovation, intensifier notre innovation et accélérer notre déploiement sur les réseaux sociaux», a laissé entendre le directeur général de SEB, qui souhaite également améliorer la visibilité sur les réseaux sociaux : «Nous voulons trois fois plus de visibilité sur les réseaux dans les deux ans qui viennent», a ajouté le patron du groupe.
Cela va donc passer par une restructuration interne, mais Stanislas de Gramont a plutôt préféré parler d’«ajustements organisationnels» sur BFM, qui passeront évidemment par des suppressions de postes. En revanche, en France, il n’y aura aucun départ contraint. Des services sont-ils concernés en particulier ? «Dans le monde d’aujourd’hui, les entreprises doivent gagner en vitesse, en agilité, en réactivité et être plus resserrées, plus compactes, plus centralisées», a laissé entendre le directeur général du géant français.
Parmi les concurrents, on peut notamment citer, en dehors des Asiatiques, l’Américain SharkNinja qui produit en Chine, et qui rencontre un franc succès à travers le monde. C’est le cas notamment sur les réseaux sociaux, d’où cet axe à développer pour SEB. Par exemple, dans le domaine des friteuses, SharkNinja en vend une sur trois aux Etats-Unis, et en France, il occupe plus d’un tiers du marché.




















