Le cours du pétrole est enfin en baisse. Lundi 23 mars, quelques heures avant la fin de l’ultimatum de Donald Trump, le président américain a finalement donné plus de délai à Téhéran. Donald Trump avait pressé l’Iran de débloquer le détroit d’Ormuz, où transite habituellement près de 20% du trafic mondial de pétrole, avant ce soir, sous peine de représailles contre les installations électriques. L’Iran était également monté au créneau et a menacé de miner le Golfe et de s’en prendre aux installations électriques adverses de la région.

Mais le président américain a publié un message sur son réseau Truth Social qui a tout d’une surprise. Il assure avoir eu «ces deux derniers jours», avec Téhéran, «des discussions très fructueuses et constructives en vue d’un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient». Donald Trump a ajouté avoir «donné instruction au Département de la Guerre de reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours, sous réserve du succès des réunions et discussions en cours».

Un effet immédiat sur le pétrole

Cette annonce a été faite quelques instants avant l’ouverture de Wall Street. Les cours du pétrole ont brutalement chuté. Une demi-heure après le message de Donald Trump, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour une livraison en mai, avait perdu 9,63% à 101 dollars. Le baril de WTI a perdu 9,39% à 89,01 dollars. Une annonce qui a fait repartir les bourses européennes au vert.

Pourtant, l’agence de presse iranienne Fars assure qu’il n’y a eu «aucun contact direct ou indirect» entre Washington et Téhéran. Pour Fars, ce délai de cinq jours est plutôt dû aux menaces de représailles ainsi qu’à la volonté de Donald Trump de faire baisser le prix de l’énergie.