
Plus la guerre dure au Moyen-Orient, plus cela pourrait avoir des répercussions sur les Français. Depuis deux semaines déjà, le prix des carburants est en hausse, en partie à cause de la flambée des cours du pétrole et au blocage du détroit d’Ormuz. Bercy a également mis en garde contre une possible hausse des factures de gaz dès le mois de mai. Mais les conséquences pourraient être à tous les niveaux. En effet, comme l’explique BFM, le secteur de l’immobilier s’inquiète déjà d’une potentielle hausse des taux de crédit.
D’autant plus dommage que la reprise était envisagée avec des taux et des prix légèrement à la baisse. Mais il existe aujourd’hui un réel risque inflationniste sur les crédits immobiliers, car si la Banque centrale européenne (BCE) devait de nouveau augmenter ses taux, cela conduirait à un renchérissement du coût des emprunts immobiliers. Un spectre de l’inflation qui pèse sur le bâtiment d’autant que la question se pose sur toute la chaîne, du crédit à la construction, en passant par les intentions d’achat.
Une ligne «surcharge énergétique» réapparaît sur les factures
La Fédération du Bâtiment se veut rassurante pour le moment, mais elle reste vigilante, indique BFM, car avec la flambée du pétrole et du gaz, une ligne intitulée «surcharge énergétique» est réapparue dans les factures de certains fournisseurs. Créée au déclenchement de la guerre en Ukraine, elle avait disparu il y a un an et demi. Et si elle est à 0 aujourd’hui, elle est le témoin de l’inquiétude des fabricants.
«On ne voit plus aucun client ou presque depuis le début du conflit», a notamment déploré le président de la Fédération des promoteurs immobiliers. Autre élément qui penche en défaveur du secteur : le statut du bailleur privé. Mis en place pour relancer le marché locatif privé, il avait notamment suscité l’espoir de faire revenir les investisseurs. En ce sens, une campagne devait démarrer ce lundi 16 mars pour accompagner la mise en route du dispositif, mais elle a été décalée au regard du contexte géopolitique, indiquent nos confrères.
Pour l’heure, les répercussions ne sont pas visibles, mais si le conflit venait à durer, il mettrait l’économie mondiale sous tension. Inflation, crédit en hausse… nul ne connaît les répercussions. Pour rappel, la production des crédits immobiliers avait connu une hausse de 33% en 2025 après une chute de 55% les deux années précédentes. La meilleure visibilité et les meilleures conditions offertes aux acheteurs vont-elles s’éroder ? Réponse dans les semaines à venir.




















