Après 23 ans passés à la présidence du Club Med, d’où il aura orchestré le vaste chantier de la montée en gamme, de la mondialisation et du désendettement, Henri Giscard d’Estaing quittait le groupe en juillet dernier pour, quelques mois plus tard, annoncer la création de l'École du Leadership de Paris (ELP). Menée en partenariat avec Jean-Pierre Raffarin et l’ESCP, celle-ci entend transmettre et diffuser, au sein des entreprises comme dans tous types d’organisation, un leadership «à la française et à l’européenne». Non plus calqué sur les standards américains mais adapté à notre environnement et pensé pour répondre aux défis du moment.

Vous avez quitté le Club Med en juillet, qu’est-ce qui a motivé ce départ ?

Le Club Med avait été pour moi un parcours passionnant : à mon arrivée c’était une entreprise de taille moyenne, essentiellement européenne et qui perdait de l’argent. On en a fait un champion mondial dont la marge opérationnelle avoisinait les 10%, ce qui est exceptionnel dans le tourisme. Pour continuer à maximiser le potentiel, le Club devait enclencher une nouvelle dynamique, entrer dans une phase de croissance externe. Je me suis dit que d’autres pourraient la mener mieux que moi.

Concrètement, vous avez souhaité l’entrée de nouveaux actionnaires au capital…

Oui. J’avais défendu un projet avec des actionnaires minoritaires. J’avais également pensé, pour éviter qu’il ne soit opéable et sous valorisé, que le Club devait faire son retour à la Bourse de Paris. Sur ce projet de cotation et de nouvelle gouvernance, j’ai cru avoir convaincu Fosun. Lorsque j’ai vu que ce n’était pas le cas, j’ai claqué la porte.

Avant le Club Med, vous avez passé dix ans chez Danone. Qu’en retenez-vous ?

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