Les commerces de proximité sont-ils à l’abandon ? C’est en tout cas ce que révèle Clémentine Autain. «C’est l’angoisse qui m’a été racontée. On a des gens qui travaillent 70 heures par semaine qui ne sont pas capables de se faire un salaire», affirme la députée écologiste, sur le plateau de BFM TV, prenant l’exemple d’un libraire ou d’une esthéticienne. Selon l’ancienne élue de La France insoumise, le problème, ce sont les cotisations sociales. «Ce n'est pas possible qu'Auchan paie moins d'impôts proportionnellement que les TPE et PME», martèle-t-elle.

Clémentine Autain estime qu’il existe un besoin de «justice fiscale». S’il faut «rééquilibrer les cotisations sociales», la députée assure que d’autres possibilités doivent être mises sur la table. Elle a ainsi pris l’exemple d’une supérette de Sevran, en Seine-Saint-Denis, dans laquelle des personnes âgées se déplacent pour acheter une bricole comme une plaquette de beurre. Ces commerces de proximité sont donc «fondamentaux» pour la population qui ne peut pas faire de grande distance pour se déplacer. Mais en venant uniquement pour se procurer de petites choses, ces commerces de proximité ne peuvent pas survivre.

Le déclin des services publics

C’est pourquoi l’ex-insoumise souhaite que, par la fiscalité, les aides, les loyers ou encore la tarification de l’électricité, davantage d’acteurs puissent avoir des moyens comme ces commerçants de proximité «qui contribuent comme les services publics au sentiment de déclin des villes». En effet, certains d’entre eux peuvent parfois disparaître comme les gares ou les écoles. D’autres n’existent même pas dans certains coins notamment dans les territoires frappés par les déserts médicaux. Clémentine Autain réclame donc des aides supplémentaires pour que les commerces de proximité survivent.