D’après le voisin Séoul, la Corée du Nord a tiré un missile balistique vers la mer Jaune, mardi 26 mai. Effectué depuis Chongju, cet essai d’un nouveau système de lance-missile polyvalent léger a été couronné de succès. Un dispositif multiple de missiles de croisière tactique a également été testé. L’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA rapporte que ces tirs ont été supervisés par le dirigeant Kim Jong Un.

Les analystes estiment que Pyongyang chercherait à tirer profit de l’affaiblissement des normes internationales, dans un contexte de guerres, en Ukraine comme au Moyen-Orient, pour consolider son statut de puissance nucléaire. Les missiles ont alors parcouru environ 80 kilomètres, d’après l’armée sud-coréenne. Ces «systèmes d’armement majeurs sont un signe clair de l’amélioration de notre force militaire et une démonstration d’un grand progrès technique», s’est vanté Kim Jong Un, cité par KCNA.

Un contexte particulier

Ces nouveaux lancements sont intervenus alors que des informations de l’agence de presse sud-coréenne Yonhap ont récemment fait état d’une éventuelle visite du président chinois Xi Jinping en Corée du Nord cette semaine. Pour l’heure, aucun des deux pays n'a ni confirmé ni démenti cette rumeur de visite. Mais cela n’aurait rien d’étonnant puisque la Chine est le principal soutien économique et politique de la Corée du Nord, malgré les rapprochements de Pyongyang vers la Russie ces dernières années.

En avril, Pyongyang avait déjà procédé à un essai de missile balistique afin de «vérifier les caractéristiques et la puissance d’une ogive de bombes à sous-munitions», avaient alors indiqué ses médias d’État. Des essais qui entravent les règles de l’ONU.