Serial entrepreneur engagé depuis des années dans l’économie sociale et solidaire, dans la finance responsable et dans le partage de la valeur, Alexandre Mars, fondateur, entre autres, de Phonevalley et d’Epic, en est convaincu : «Dans un monde ultralibéral, il faut être ultrasocial». Surtout lorsque, comme il le pressent, l’IA s’apprête à rebattre les équilibres économiques et à nous contraindre à adopter d’autres modes de fonctionnement. Rencontre avec un authentique militant de l’égalité des chances, qui croit à la rentabilité autant qu’au partage, à la création de richesse autant qu’à sa nécessaire redistribution.

Comment vous définissez-vous aujourd’hui : entrepreneur, business angel, militant de l’égalité des chances, acteur engagé de l’économie sociale et solidaire... ?

Je suis un peu tout cela à la fois, mais avant tout entrepreneur. C’est là que j’ai commencé et c’est de là que tout le reste a découlé. En matière d’entrepreneuriat, quel qu’en soit le secteur, l’objectif est toujours le même : réussir. Quand j'étais jeune, cela se résumait à un nombre de zéros sur un compte, un succès économique, autrement dit une vision de l’entrepreneuriat assez étroite. Avec les années, j’ai compris que c’était aussi une capacité à répondre à un besoin et que celui-ci pouvait être social. Infinite, la dernière entreprise que j’ai créée, s’inscrit dans cette optique en permettant à des jeunes issus de milieux défavorisés d’accéder aux meilleures écoles.

Retracez-nous les grandes étapes de votre parcours entrepreneurial.

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