La guerre au Moyen-Orient va avoir des conséquences économiques importantes sur la France et les pays de la zone euro à long terme. En effet, les taux d’intérêt des emprunts des États européens ont grimpé en flèche, mardi 3 mars, comme le rapporte BFMTV. À 11h50 (Paris), le taux d’intérêt à échéance 10 ans de la dette française a pris 0,11 point, arrivant à 3,40 %. Celui-ci était de 3,20 % avant le début de la guerre en Iran. Ce phénomène s’observe aussi chez nos voisins européens.

En Allemagne, le taux d’intérêt a grimpé de 0,09 points mardi par rapport à la veille, arrivant à 2,79 % à échéance dix ans. L’obligation italienne a également bondi de 0,14 point, à 3,78 %. On note aussi une hausse du côté de nos voisins hors zone euro avec une hausse de 0,14 point de l’obligation britannique, à 4,51 %. Ces hausses importantes concernent aussi les obligations à long terme (trente ans) ainsi que celles à court terme (deux ans). Ce sont pourtant des valeurs considérées traditionnellement comme refuges, mais le contexte international fait craindre les investisseurs.

La guerre fait grimper le prix des hydrocarbures

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, avec les frappes israélo-américaines sur l’Iran et ses représailles sur plusieurs pays de la région, le prix des hydrocarbures monte en flèche. En effet, la guerre a provoqué des perturbations dans le détroit d’Ormuz, où transite environ 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures. Or, les pays européens importent massivement du pétrole et cela devrait avoir pour conséquence une hausse de l’inflation. Celle-ci réduirait la valeur réelle des sommes versées par les emprunteurs à leurs créanciers, qui réclament alors des taux d’intérêts plus élevés pour sécuriser leurs investissements.