
La Bourse de Paris est dans le rouge. Ce jeudi 19 mars, le CAC 40 perdait 114 points, soit 1,44%, à 7 851 points. La séance a été plombée par l'annonce d'une nouvelle flambée des prix de l'énergie. Peu après le début de la cotation à 07h GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, bondissait de 28,06% à 70 euros le mégawattheure, après avoir grimpé jusqu'à 35%, conséquence des frappes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, et en particulier une attaque de l'Iran visant le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, au Qatar.
Le pétrole n'était pas en reste. Peu après 08h GMT, le Brent de la mer du Nord, référence sur le marché du brut, progressait de 5,91% à 113,73 dollars le baril. Wall Street a clôturé en baisse mercredi après la conférence de presse du président de la Fed Jerome Powell : à New York, le Dow Jones a reculé de 1,63%, l'indice Nasdaq a perdu 1,46% et l'indice élargi S&P 500 a lâché 1,36%.
La BCE ne devrait pas relever ses taux, le CAC 40 surveillera son discours
La Bourse de Paris va vivre dans l'attente de la réunion de la Banque centrale européenne jeudi après-midi. Comme la Réserve fédérale la veille, la BCE ne devrait pas relever ses taux à cause de la hausse du pétrole et des risques d'inflation. Mais le message de sa présidente Christine Lagarde au marché sera également étudié à la loupe.
«Le communiqué de la BCE sera probablement restrictif, laissant éventuellement entrevoir un resserrement de la politique monétaire plus tard cette année, en fonction de la durée du conflit au Moyen-Orient et de son impact à moyen terme sur les prix du pétrole», prévoit Ipek Ozkardeskaya, de la banque Swissquote. Sur le marché de la dette, le taux d'intérêt français des titres à 10 ans a atteint 3,65% contre 3,60% la veille, ce qui inquiète le CAC 40. Le titre du groupe hôtelier Accor perdait 8,14% dans les premiers échanges à la suite d'un rapport défavorable du vendeur à découvert Grizzly Research.


















