
Quitter Dubaï actuellement, c’est possible ! Mais c’est bien plus facile si vous avez un peu d’argent. Alors que les frappes se poursuivent au Moyen-Orient, la France essaye de rapatrier petit à petit ses ressortissants, mais des milliers de personnes restent toujours bloquées. C’est le cas à Dubaï. Or, comme nous l’évoquions en début de semaine, certains sont prêts à tout pour quitter les Emirats arabes unis en passant notamment par Oman. C’est là que sont affrétés certains jets dont les prix ont explosé ces derniers jours, jusqu’à 300 000 euros le voyage.
Au sixième jour du conflit, le recours aux jets privés est toujours aussi important, indique The Guardian. Et il fait le bonheur des sociétés spécialisées. C’est ce qu’explique le directeur des services d’aviation de la société Air Charter Service basée au Royaume-Uni. En temps normal, il organise des voyages pour les plus riches, les célébrités, mais répond également aux demandes des gouvernements. Depuis quelques jours, son business a littéralement bondi.
Des demandes en hausse de 200 à 300%
Et bien qu’il n’accepte pas toutes les demandes, même de ceux qui ont de l’argent, le constat est sans appel. Depuis le début des frappes au Moyen-Orient, les demandes pour ses jets privés sont en «hausse de 200 à 300%» par rapport à d’habitude. Matt Purton ne gonfle pas pour autant ses tarifs, mais la demande est telle que son chiffre d’affaires grimpe. Toutefois, le patron britannique est prudent, notamment parce que la situation peut évoluer du jour au lendemain.
A ce jour, certains couloirs aériens sont toujours ouverts, mais cela pourrait changer. «Si d’autres venaient à être fermés, il sera beaucoup plus difficile de faire entrer et sortir des avions de la région. La seule constante dans cette situation pour le moment est la fluidité de l’ensemble», explique-t-il au Guardian. Il a d’ailleurs une drôle de façon de faire un état des lieux. «On a l’impression de se retrouver après un tremblement de terre avec une pelle à poussière et une brosse.»
Conscient du business qu’il dirige, le patron explique qu’en temps de guerre «il n’y a pas de distinction entre millionnaires et milliardaires». Aujourd’hui, il reçoit des appels de tout le monde, aussi bien de jeunes mariés en lune de miel, que d’entreprises ou de vacanciers. Leur dénominateur commun ? Ils sont richissimes ! Le patron de la société conseille aux gouvernements de travailler sur «un pont aérien» afin de rapatrier les personnes coincées le plus rapidement possible. Il évoque ainsi des transferts depuis les aéroports de Mascate ou de Fujairah vers Larnaca (Chypre) ou Malte.




















