Quatre ressortissants français ont été relâchés à Dubaï après plusieurs jours de détention, révèle France Télévisions ce lundi 23 mars. Résidents aux Emirats arabes unis, ils avaient été arrêtés pour avoir filmé des frappes iraniennes sur le territoire, ce qui leur avait valu d’être accusés de «menace à la sécurité nationale». Selon les informations disponibles, certains d’entre eux ne feront l’objet d’aucune poursuite. La semaine dernière, environ soixante personnes avaient été placées en garde à vue pour des motifs similaires.

Le ministère des Affaires étrangères avait indiqué mercredi dernier que les dossiers des Français étaient suivis par le consulat général de France à Dubaï, et que les ressortissants bénéficiaient de la protection consulaire. Aux Emirats, la diffusion de contenus contredisant les annonces officielles ou susceptibles de provoquer la panique est passible d’une amende pouvant atteindre 200 000 dirhams, soit près de 50 000 euros. Les autorités justifient ces mesures par des impératifs de sécurité, en particulier le risque de divulguer des informations sensibles à l’Iran. Ces restrictions s’appliquent également aux journalistes.

Dès le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, plusieurs influenceurs français installés à Dubaï ont partagé leurs inquiétudes sur les réseaux sociaux, certains appelant même à un rapatriement. Maeva Ghennam, vue dans «Les Marseillais», avait notamment lancé : «Si jamais il y a une grande guerre, il faut partir. On est Français. La France, protégez-nous.» Des déclarations qui avaient suscité une vive polémique, certains rappelant que de nombreux touristes et travailleurs restent eux aussi bloqués sur place, et que beaucoup d’influenceurs ont choisi Dubaï pour ses avantages fiscaux.