Dans le fond d’un hangar de la banlieue de Grenoble, trois hommes sont penchés sur une notice de montage. Autour d’eux, des carcasses de cabines photo s’alignent. Le trio vérifie que chaque étape du câblage de la machine est claire et reproductible. A la tête des opérations, Noël Guyet, cogérant de l’entreprise angevine ADGV tôlerie, s’applique. Avec quelques-uns de ses gars, il est venu ici, au siège de Me Group, propriétaire de la marque Photomaton, pour se former au montage de la nouvelle génération de cabines. A partir de janvier, ADGV tôlerie fabriquera l’Evobooth, un modèle aux fonctionnalités décuplées. Rapidement, le partenaire angevin devra en sortir 300 exemplaires par mois. Les précédentes générations étaient produites en Chine ou en République tchèque.

Une relocalisation possible grâce au succès de cette marque mythique, dont les ventes ont crû de plus de 15% l’an dernier. A l’ère du tout numérique, Photomaton fait de la résistance. Avec un taux de notoriété proche de 100% dans l’Hexagone, la griffe est devenue un nom générique, comme Kleenex ou Caddie. Hors de nos frontières, l’entreprise s’impose sous d’autres labels (Prontophot en Italie et en Suisse, Photo-Me au Japon, au Royaume-Uni et en Irlande, Fotofix en Allemagne), et ses 28.000 cabines installées dans le monde tirent 24 millions de portraits par an, dont la moitié en France. Même au Japon, nation d’industriels de la photo s’il en est, ses cabines dominent le marché.

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