Près de 300 millions d'euros par an, sur la période de 2024 à 2030, consacrés à la conception d'un avion ultrasobre, ainsi que d'un moteur émettant 20% de CO2 en moins. Sans oublier près de 250 millions d'euros d'argent, public et privé, pour développer des jets d'affaires hybrides, électriques ou à propulsion hydrogène... Les annonces d'Emmanuel Macron, formulées en amont du Salon du Bourget, devraient donner un sérieux coup d'accélération au secteur aéronautique, qui cherche à devenir plus vert. Même si les innovations en la matière vont vite : le 3 mars dernier, quinze minutes de vol avaient ainsi suffi au Lightning McClean pour marquer l’histoire du transport aérien. Cet avion de ligne régional, un Dash 8-300, avait décollé de l’aéroport Moses Lake, dans l’Etat de Washington (Etats-Unis), et monté jusqu’à 3.500 pieds. Signe particulier : son moteur était propulsé à l’hydrogène. «Tout a parfaitement fonctionné, les bruits et les vibrations sont même moindres qu’avec un moteur conventionnel», a fanfaronné dès son retour sur le plancher des vaches Alex Kroll, un ex-pilote de l’US Air Force qui mène aujourd’hui les vols d’essai pour Universal Hydrogen.

Guillaume Faury, le patron d’Airbus, a donc des soucis à se faire! Alors qu’il ne prévoit pas de commercialiser son propre avion à hydrogène avant 2035, la start-up californienne qui a implanté son QG européen dans la même ville que l’avionneur, à Toulouse, pourrait bien lui couper l’herbe sous le pied d’ici un ou deux ans. Sa recette? Au lieu de fabriquer un nouvel avion en partant de zéro, Universal Hydrogen propose tout simplement aux compagnies d’adapter leurs vieux coucous.

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