C’est un immense ballet qui se déroule à quelque 600 kilomètres de la Terre. Chaque seconde, des centaines de satellites (majoritairement chinois et américains) photographient tous les recoins de la planète. Pas vraiment nouveau, sauf que, depuis peu, ces multiples images, toujours prises sous le même angle et sans effet de distorsion, offrent une résolution inégalée. «On dispose aujourd’hui de pixels de 30 centimètres, ce qui nous permet d’à peu près tout voir sur une surface de 14 kilomètres carrés», souligne François Lombard, directeur des activités d’intelligence chez Airbus Defence and Space. Pas étonnant qu’il soit devenu si facile d’identifier les propriétaires français de piscine…

Au-delà de ces progrès de monitoring et de résolution d’image, c’est la qualité et la puissance des algorithmes que l’on applique à ces données qui bousculent le marché. «On peut aujourd’hui tracer les émissions polluantes de méthane et de dioxyde de carbone par État, et même par usine», affirme Antoine Rostand, président de Kayrros, start-up spécialisée dans la collecte de datas permettant d’accompagner la transition écologique, notamment financée par la Banque européenne d’investissement.

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