Le groupe automobile Stellantis a chuté de plus de 8% dans les premiers échanges à la Bourse de Paris ce jeudi 30 avril, dans la foulée de la publication de résultats au premier trimestre moins bons que prévu par les analystes. Dans les premiers échanges, vers 7h15 GMT, le titre reculait de 8,75% à 6,06 euros, après avoir enregistré un bénéfice net de 377 millions, moins que les 387 millions anticipés par le consensus d'analystes cités par Bloomberg.

Stellantis est redevenu bénéficiaire au 1er trimestre, avec un bénéfice net de 377 millions d'euros contre une perte de 387 millions un an plus tôt, a annoncé le groupe ce jeudi. Le chiffre d'affaires a atteint 38,1 milliards d'euros, en hausse de 6%, indique le groupe italo-franco-américain, qui précise avoir «comblé les lacunes d'exécution» et «confirme ses perspectives financières pour 2026». «Les trois premiers mois de 2026 ramènent les premiers résultats des actions engagées pour ramener Stellantis sur une trajectoire de croissance durable et rentable», indique le PDG Antonio Filosa dans le communiqué.

Un plan stratégique dévoilé le 21 mai

Après avoir passé des dispositions colossales de 20 milliards d'euros en début d'années pour revoir de fond en comble sa stratégie industrielle, le groupe doit dévoiler le 21 mai un plan stratégique pour démontrer qu'il peut redresser la barre, alors que la concurrence chinoise impose sur les marges de tous les constructeurs. Le groupe aux 14 marques (Fiat, Opel, Peugeot, Citroën, Ram, Chrysler) a déjà pris quelques décisions stratégiques ce trimestre, dont l'arrêt programmé de la production de voitures dans son site historique de Poissy (région parisienne) et la suppression de 650 postes d'ingénieurs en Allemagne dans sa marque allemande Opel.

Par région, les ventes ont augmenté de 6% en volume en Amérique du Nord dont +4% aux Etats-Unis, malgré un marché américain en baisse de 6%. Le chiffre d'affaires net dans la région a progressé de 11%, à 16,1 milliards d'euros pour un résultat opérationnel de 263 millions. Le groupe a réalisé une part de marché de 7,9% en Amérique du Nord tirée par sa marque Ram, dont les ventes aux États-Unis ont augmenté de 20%.

Des performances contrastées selon les régions

En Europe élargie (UE, Norvège, Royaume-Uni, Suisse), sur un marché en légère hausse, ses ventes ont augmenté de 5% en volume et, en incluant le groupe chinois Leapmotor, dont il distribue les modèles à l'international, la progression est de 8%, tirée par l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne. Sa part de marché a atteint 17,5% et en incluant Leapmotor 18,1%.

En revanche, le chiffre d'affaires net en Europe élargie ne progresse que de 1%, à 14,4 milliards, en raison d'une politique de baisse des prix, et le résultat opérationnel n'est que de 8 millions d'euros, pénalisé par des coûts de restructurations. Les ventes sont en hausse de 1% en Amérique du Sud, stables au Moyen-Orient et en Afrique, mais en baisse de 4% en Asie-Pacifique, malgré un bond de 71% en Inde. Le résultat opérationnel est négatif en Asie-Pacifique. L'impact des droits de douane a été globalement neutre, avec un ajustement favorable d'environ 400 millions d'euros qui a compensé les coûts des droits de douane, indique le groupe sans autre détail.