Il est peu probable que Brian Chesky, le PDG d’Airbnb, et Glenn Fogel, le patron de Booking, passent un jour leurs vacances ensemble. Car entre ces deux cadors de l’hébergement touristique, il y a comme qui dirait de l’électricité dans l’air. «Dans l’hôtellerie, les opportunités sont énormes. Attendez-vous à ce que nous devenions beaucoup plus ambitieux sur ce marché, a confié Brian Chesky aux analystes qui l’interrogeaient sur sa stratégie, mi-février. Nous venons de lancer des programmes avec des hôtels indépendants aux Etats-Unis, et ce n’est qu’un début.» «Les hôtels indépendants représentent la grande majorité des nuitées enregistrées chez nous, pas question de les lâcher», a rétorqué en substance Glenn Fogel.

Connues pour mettre en relation hébergeurs et voyageurs pour des séjours de courte durée, ces deux plateformes avaient jusqu’ici évité la guerre frontale. Fondé à Amsterdam en 1996, soit douze ans avant la naissance d’Airbnb, le néerlandais Booking.com s’était vite imposé comme le champion de l’hôtellerie en ligne grâce à sa flexibilité (réservation de dernière minute, paiement à l'hôtel, annulation gratuite, etc.). «Alors qu’Airbnb s’était singularisé en misant sur l’essor de séjours chez les particuliers, à moindre prix», résume Victor Piganiol, chercheur en géographie à l’université Bordeaux-Montaigne, qui a consacré sa thèse à l’entreprise.

Booking propose une offre beaucoup plus importante que son rival

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