
Dans un groupe qui réalise 15 milliards d’euros de bénéfices, les salariés s’attendaient certainement à une revalorisation salariale. Et pourtant, ce ne sera pas le cas chez TotalEnergies cette année. En réalité, les résultats officiels du géant pétrolier ne sont pas encore connus et ne tomberont qu’au mois de février. Toutefois, rien qu’au troisième trimestre, son bénéfice s’était envolé de 61% pour atteindre 3,7 milliards de dollars. Mais selon les informations de Franceinfo, les 14 000 salariés de la société concernés n’obtiendront pas d’augmentation de salaire.
Pourtant, d’après nos confrères, la direction était ouverte à une augmentation générale, à hauteur de 2,3%. Mais les négociations n’ont pas été menées à terme, la CFE-CGC ainsi que la CGT jugeant que la revalorisation promise était bien trop insuffisante par rapport aux bénéfices que va réaliser le groupe. De l’autre côté de l’échiquier syndical, la CFDT et la CAT, qui représente toutes les catégories professionnelles, s’étaient mis d’accord avec la direction. Mais non majoritaires, ils n’ont pas permis la validation des négociations.
Plus de 15% d’augmentation ces trois dernières années
Il y aura quelques augmentations de salaire en 2026, mais elles concerneront uniquement l’ancienneté des salariés ou les promotions internes, précise Franceinfo. Un coup de massue pour les salariés, d’autant qu’ils avaient connu des augmentations de leur salaire ces trois dernières années, 15,3% au total. Tout n’est cependant pas perdu car de nouvelles négociations peuvent avoir lieu. Toutefois, il faudrait que tous les syndicats reviennent autour de la table.
De façon globale, les négociations salariales sont compliquées dans de nombreuses grandes entreprises cette année, en témoigne la grève la semaine dernière au Crédit Agricole mais également l’échec des négociations chez EDF ainsi qu’Allianz. Comme le révèle L’Argus de l’assurance, la situation est similaire à la Macif où la direction a proposé 0,9% d’augmentation collective. Insuffisant pour les syndicats, la CGT et FO en tête, qui viennent d’appeler à la grève. En revanche, direction et syndicats sont parvenus à un accord chez Axa, par exemple.



















