Si la majorité des entreprises françaises envisage d’augmenter leurs salariés en 2026, ces hausses resteront toutefois modestes. Selon l’enquête annuelle du cabinet de recrutement Hays, publiée ce mardi 20 janvier, relayée par BFM Business, 65% des entreprises prévoient des augmentations cette année, principalement inférieures à 5%. Dans le détail, près de la moitié des augmentations seront inférieures à 2%, 17% se situeront entre 2 et 5%, et seules 5% dépasseront 6%.

Malgré ces intentions, les salariés jugent souvent ces hausses insuffisantes. 58% estiment que leur rémunération est déconnectée de leurs responsabilités, contre 45% en 2024. Selon les auteurs de l’étude, ce décalage reflète des enjeux profonds de reconnaissance, de pouvoir d’achat et de perspectives professionnelles. Le système de promotion interne est également critiqué : 70% des salariés considèrent les processus flous, opaques ou injustes, et seuls 6% jugent que les promotions reposent sur des critères de performance clairs.

L’attractivité ne repose plus seulement sur le salaire

Dans ce contexte, 30% des salariés estiment qu’un changement d’entreprise est le moyen le plus efficace d’obtenir une hausse de salaire, devant les ajustements internes (20%) ou les promotions (14%). En 2025, 34% des salariés ont changé d’employeur, un chiffre stable mais toujours élevé. Si la rémunération est importante, elle n’est cependant plus le principal critère.

Les salariés valorisent désormais le sens de leur travail, la qualité des relations managériales et l’ambiance au sein de l’entreprise. Une ambiance de travail positive est citée par 59% des candidats comme un critère clé, devant la stimulation des projets (48%). En matière de fidélisation, la sécurité de l’emploi reste le levier principal (50%), suivie de la stabilité des revenus (46%) et des relations managériales de qualité, soulignant l’importance des conditions de travail dans l’engagement des salariés.